04.04.2009
TADADADADAM
J'ai causé récemment d'une manie de journaliste, qui consiste à isoler une locution en fin de texte pour donner de l'impact au propos. Genre "La moule perlière est en danger. Inventaire." Dantec ne peut pas blairer les journalistes. Dès qu'il écrit un truc complètement absurde il le présente avec une intro du genre "n'en déplaise à un certain journalisme..." etc. Je ferai sûrement une autre note là dessus mais c'est pas le propos. Donc Dantec déteste les journalistes, mais il écrit comme eux ENCORE PLUS MAL. Le coup de la locution isolé est un de ses préférés, même s'il ne sait pas l'employer. Exemple frappant :
La venue de l'homme représente un bien plus grand cataclysme que l'astéroïde qui, il y a 65 millions d'années, a causé la disparition des dinosaures.
Cela ne l'empêche aucunement d'être à la merci d'un autre astéroïde. Et surtout de lui-même.
TA-DAM !!!!
Comme Dantec s'attache très facilement à ses procédés (on le voit pas mal dans ses phases "lecture commenté de vrais écrivains"), il en refait un juste après :
La forme "homme" est sans aucun doute reproductible à l'échelle de l'univers. Comme l'atome de carbone. Le tyrannosaure. Et comme le puceron.
TA-DA-DA-DAM !!!!!
C'est là une véritable méta-puissance rhétorique dont l'impact neural ne peut se traduire que par une hypostase antéchristique dans le saut quantique opéré par l'auteur à l'oeuvre. Plus sérieusement c'est bien tenté mais ça foire. En fait ce "puceron" est censé avoir un impact par contraste après l'arrivée du T-Rex :
"Le plus effrayant. Et le plus insignifiant."
Seulement on n'est pas choqué, parce que juste avant, Dantec a parlé de l'ATOME DE CARBONE, qui est vachement plus petit qu'un puceron. Donc ça ruine complètement le contraste :
"Le plus insignifiant. Le plus effrayant. Et le plus insignifiant"
Alors voilà, même dans la rhétorique journalistique de merde, notre prophète se plante comme un bleu.
13:45 Publié dans Bulletin Dantec | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dantec, journalisme, style, procédés, mauvais écrivain
01.04.2009
Le calembour ultime
« De l'art ou du cochon » c'est un véritable fléau. Cette vanne est PARTOUT. Pas seulement chez des journalistes remarquez. J'en ai actuellement trois occurrences connues dans mon appart. La première, c'est en titre d'une bédé de fluide glaciale. No problemo, l'humour de merde c'est leur rayon. La deuxième, c'est dans le « Jourde et Naulleau », bouquin sympa qui se propose de casser AVEC ESPRIT les mauvais écrivains de notre époque. Bonjour la gueule de l'esprit. Mai bon ça ne nuit pas trop à la qualité générale du bouquin et les jeux de mots foireux de ce genre y sont rare.
La troisième c'est dans FLASH, un journal SUBVERSIF (d'Alain Soral) Faut arrêter les conneries quoi. Si même la presse « alternative » et la critique « intelligente » commencent à prendre les tics des journalistes incultes et des incapables on est super mal barrés. D'ailleurs, Flash, contrairement au « Jourde et Naulleau » ne se rachète pas par le reste de son contenu. Le langage utilisé est exactement le même que chez les plus mauvais journalistes acquis au système. Seulement ils disent le contraire. Faut faire gaffe aux mots quand même. Je ne sais plus où j'ai lu ça : « On lui fit accepter le mot, il finit par accepter le concept. » Ça doit être difficile de se défaire du joug intellectuel du système qu'on prétend dénoncer quand on y est si soumis qu'on en reprend amoureusement la rhétorique.
19:09 Publié dans Journalisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, journalisme, cliché, calembour, art, cochon
29.03.2009
C'est çui qui en parle le moins qui en mange le plus
Je feuilletais le journal de Dantec quand soudain, à la page 166, deux citations attirèrent mon regard. Je me mis alors à compter.
L'art de l'aphorisme consiste à dire beaucoup en peu de mots, parce qu'un système qui essaye d'intégrer une vérité la mutile presque toujours, comme Procuste coupait les membres de ses hôtes ou les écartelait pour qu'ils fussent mieux adaptés à la taille de son plumard. Quand on joue les moralistes, il faut donc être concis. Dantec qui écrit d'habitude tout ce qui lui passe par la tête réussira-t-il à brider son imagination ? Voici le résultat de mes comptes, de la page 166 à la page 200 :
-La vérité, c'est un couteau à double tranchant, et sans manche
-La vérité, c'est la stratégie de survie de certains cerveaux contre la plupart des autres
-Aucune vérité n'existe avant qu'on ne l'ait trouvée : elles sont à produire
-La vérité est une de ces femmes qu'il faut prendre au moins une fois dans sa vie
-Toucher simplement du doigt le feu de la vérité, et la mort semble légère, comme une formalité désagréable à accomplir
-Sans l'amour, la vérité est insupportable
-Étrangement, la vérité peut surgir d'un subtil et particulier mélange de mensonges
-Toute connaissance véritable ouvre sur des abysses proprement terrifiants
-Le porteur de vérité doit utiliser celle-ci comme une torche pour enflammer la cité
Ça fait donc neuf aphorismes sur la vérité en 34 pages, et je n'ai fait que survoler. C'est vrai qu'ils sont concis (j'en ai abrégé quelques uns). Du coup on peut dire que Dantec ne mutile pas la vérité pour la faire rentrer dans un système, mais qu'il la réduit en lambeaux qu'il répand sur son journal à mesure que son goût de la formule lui inspire de nouveaux aphorismes grâce auquel il exprime tout l'essentiel d'une définition à travers peu de mot. Puis encore un peu d'essentiel à travers encore un peu de mots. Puis encore un peu... etc.
19:03 Publié dans Bulletin Dantec | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dantec, journal, journalisme, style, vérité, excès
27.03.2009
Pourquoi les féministes sont-elles si connes ? Une réponse ésotérique.
Avant de commencer, des éléments de théologie et de métaphysique. Dans toutes les pensées dites "traditionnelles", il y a deux principes : un féminin et un masculin. En scolastique on les appelle la forme (mâle) et la matière (femelle). La forme, comme le souffle de Dieu sur les eaux, comme le Saint Esprit visitant la Sainte Vierge, détermine la matière en la pénétrant. On remarquera au passage la proximité entre les termes latins "mater" (mère) et "materia" (matière). Dans les civilisations occidentales où la perspective est moins abstraite qu'en orient, on retient surtout du principe féminin la passivité et la paix nécessaires à son inhabitation par le principe masculin. Ce principe masculin, lui, est vu comme le seul "actif."
Mais en orient, on envisage les choses de manière plus extrémiste. Le principe masculin qui s'appellera ici, disons le Yang par exemple, sera envisagé dans son total accomplissement, c'est à dire qu'il sera l'action absolue : le wu-wei, le non-agir. Car l'action absolue est immobile, comme le centre de la roue, qui quoiqu'il meuve la roue tout entière, ne tourne pas lui même. De la même façon le principe féminin sera observé "en soi", sans le sens que lui confère son alter-égo, et donc assimilé à la vaine agitation matérialiste, à l'attachement terrestre, au chaos primordial.
Cette dernière définition décrit précisémment ce que je dénonce dans ce blog.
Les abrutis dont je parle s'attachent à l'objet du langage, c'est à dire à sa matière ("musique des mots," calembours de Libé, poses prophétiques de Dantec) mais il méprisent son sujet (ce qui doit l' "informer" : la vérité ou la beauté). C'est tout à fait caractéristique d'une mentalité "féminine." Attention, je n'ai pas écrit "d'une mentalité de femme" mais d'une mentalité féminine, ce qui hélas n'est pas toujours la même chose aujourd'hui. Ouais c'est un peu réac cette note.
De même ne pas laisser sa raison impassible informer ses émotions primaires, se laisser empaffer par la moindre propagande du moment qu'elle chie quelques madrigaux idéologiques, sauter sur n'importe quelle occasion de hurler des slogans complètement cons dans une manif, c'est des trucs de meuf. Dans les lynchages qui c'est qui provoque la vindicte populaire en hurlant "pendez le ! pendez le !" ? C'est soit une petite vieille, soit une jeune rouquine. Pourquoi rousse ou vieille, je sais pas, mais c'est des femmes.
Et donc c'est là que je veux en venir. LE FEMINISME est le pire avatar de toute la mauvaise littérature, de la pensée merdique et du journalisme de mauvaise foi, parce qu'il est à la SOURCE de tout ça. Aucune autre idéologie n'est aussi conne. On peut voir, et j'ai déjà assisté avec ravissement à ce genre de scènes, un anti-raciste dire à un de ses compères : "ah ouais nan là t'abuses c'est bon c'est pas parce qu'il utilise vachement son stylo noir qu'il est pour l'escalavagisme." Mais une féministe ne s'abaissera jamais à ce genre de doute. Son combat, quoique viscéral, mal théorisé, contradictoire, etc. est JUSTE et sinon t'es qu'un gros phallocrate qui a pas reglé son oedipe, qui est frustré sexuellement, qui a peur des femmes etc.
Bref mon approche un peu ésotérique permet de rapprocher les mouvements féministes des bacchanales, ces hordes de femmes hystériques incarnant le "principe féminin" qui parcouraient monts et vaux en déchiquetant avec les dents tout ce qu'elles rencontraient sur leur passage. De la même façon, les féministes veulent nourrir leur hystérie : dès qu'un fait a l'apparence du sexisme, elles s'en emparent, le galvaudent, le présentent comme dangereux, fasciste, etc.
Ce sont des féministes lambda qui ont voulu imposer le terme "herstory" à la place de "history". Ce sont des féministes lambda qui pour une journée de la femme ont fait distribuer par les instits d'écoles primaires des infos sur l'excision à des gosses de huit ans. Ce sont des féministes lambda qui ont protesté contre une Théma d'Arte sur la bite, lors d'une autre journée de la femme. Ce sont des féministes lambda qui veulent entraver la carrière d'un rappeur parce que celui-ci, dans une chanson où il incarne un amant sombrant dans la folie après une infidelité de sa copine, souhaite notamment à celle-ci de se faire percer l'abdomen à coups de bite. Bien sûr quand on sait le nombre effarant de meurtres à coups de bite qui sont perpétrés chaque année chez les "jeunes des banlieues", on ne peut que protester.
Mais revenons donc à nos propos ésotériques. J'ai comparé les féministes à de la matière informe. Ce n'était pas juste. N'importe quel principe masculin peut réussir à pénétrer ce chaos et à le modeler selon ses voeux. Exemple emprunté à l'ineffable uno d'Eisangelie qui malheureusement a depuis peu foutu son blog sous scellé* :
Si vous voulez fréquenter des boîtes à cul avec votre féministe, faites lui comprendre que des associations intégristes catholiques ont essayé de faire fermer tous les établissements de ce type dans votre région. "Ces lieux de débauche" auraient-ils déclaré "poussent trop loin la liberté de la femme, dont le rôle premier est de s'occuper de ses enfants et de son époux"
Et hop, tous au "Cul qui Suinte".
Plus sérieusement il y a fort à parier que la société ait moulé selon ses propres intérêts les esprits des chiennes de gardes et autres ménades. Il n'y a qu'à voir toutes ces idiotes qui considèrent comme un "droit" de se "consacrer à leur carrière", alors que pour les gens normaux c'est là juste un DEVOIR, et vu les carrières à disposition, un des devoirs le plus avilissants qui soient imposés à l'homme et à la femme modernes. Pour conclure, vous pouvez vous faire une idée sur le clip d'OrelSan ici :
http://www.youtube.com/watch?v=_U7V9oZPTWY
Allez, en final une phrase de ma colloc, jeune femme pleine de bon sens : "Le féminisme, c'est vraiment un sujet impossible à traiter autrement que par l'insulte." J'espère avoir réussi l'impossible mais c'est vrai que c'était chaud.
*camarade, si vous passez par là, envoyez nous le mot de passe, ma colloc et moi sommes fans.
19:03 Publié dans En général | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, orelsan, ésotérisme, théologie, hystérie, paranoïaques
Mgr Williamson vs Des connards
Mgr Williamson est haineux.
Cet adjectif a subi le même sort que beaucoup d'autres mots repris par des idéologies "masquées" : on l'a vidé comme un poulet de son sens premier, on l'a rempli avec une connotation et on l'a balancé sur le marché pour que les idiots le répandent. C'est un peu un adjectif de Troyes. Alors que signifiait "haineux" à la base ? Sans dégainer le dictionnaire je dirai : "Qui fait preuve de haine, qui en contient, qui est aveuglé par sa propre haine". Mais maintenant que cette définition précise a été réduite à des notions vagues de nocivité et de bêtise on peut l'appliquer à tout ce qu'on aime pas. Exemple : Mgr Williamson. Le mec raconte sans doute des conneries, mais posément, et persuadé qu'il se base sur des faits historiques, en précisant bien qu'il ne se laisse pas dominer par ses émotions et que ce qu'il raconte lui paraît être la position la plus raisonnable. Oui mais c'est MAL. Donc il est HAINEUX.
De même, quand une foule postillonne à sa gueule en le traitant de monstre "nauséabond" (un autre grand classique) et ce sans même chercher à le contredire raisonnablement, se soumettant complètement à une viscéralité revendiquée, ce n'est pas du tout une attitude haineuse, parce que c'est BIEN.
Bref, si la pensée part en couille c'est peut être que le langage est devenu une panoplie de stimuli utilisés pour provoquer des réactions adaptées chez des êtres conditionnés, ce qui rend presque impossible toute réflexion objective chez les personnes les plus atteintes, et ruine d'avance toute possibilité de débat sur certains sujets.
J'ai un ami à qui on exposait l'idée de Barthes selon laquelle le langage est "fasciste" : à peine ce fait fut-il avancé que mon ami sans même attendre l'explication rétorqua "non c'est l'absence de langage qui est fasciste"
Absence de langage = inculture = mal = fascisme.
Et ce pote n'était pas le dernier des abrutis, il était même intelligent et cultivé.
Méfions-nous.
18:59 Publié dans En général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : williamson, négationniste, catholique, catholicisme, haine, haineux, langage